Le handicap invisible

En France, on estime que 80 % des handicaps sont invisibles. Contrairement aux idées reçues, le handicap ne se résume pas au fauteuil roulant, qui ne concerne que 2 à 3 % des personnes en situation de handicap.

Qu'est-ce que le handicap invisible ?

Il s'agit de difficultés physiques, mentales ou sensorielles qui ne sont pas immédiatement détectable par le regard des autres. Cette invisibilité crée un décalage entre la souffrance réelle de la personne et la perception de son entourage.


Les formes les plus fréquentes

Maladies invalidantes (46 %) : diabète, sclérose en plaques, endométriose, cancers, épilepsie…
Troubles psychiques (41 %) : dépression sévère, bipolarité, troubles anxieux…
Troubles cognitifs et "Dys" : dyslexie, dysphasie, autisme (TSA), TDAH…
Déficits sensoriels : malvoyance partielle ou surdité non appareillée.
Douleurs chroniques : fibromyalgie, hernie discale …

Le défi du quotidien : la "double peine"

Le manque de signes extérieurs (canne, fauteuil) entraîne souvent une remise en question de la réalité du handicap.
  • Le jugement social : Des remarques comme « Tu as l'air en pleine forme ! » ou « Fais un effort, c'est dans ta tête » minimisent la fatigue ou la douleur.
  • L'épuisement de la compensation : La personne déploie beaucoup d’énergie pour "paraître normale" et cacher ses difficultés.
  • Le dilemme de la révélation : Faut-il en parler pour obtenir de l'aide au risque d'être stigmatisé, ou se taire pour éviter les préjugés ?

Vers un environnement de travail plus inclusif

Même s'il ne se voit pas, le handicap invisible peut ouvrir des droits concrets pour améliorer le quotidien.

Reconnaissance officielle : Demander une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) auprès de la MDPH permet de faire reconnaître la légitimité des difficultés rencontrées, et d’obtenir des aménagements de son poste de travail (organisationnels ou matériels).
80% des handicaps sont invisibles
80% des handicaps sont invisibles 
Handicap moteur : atteinte partielle ou totale de la motricité
Handicap visuel : personnes malvoyantes et non-voyantes
Handicap auditif : personnes sourdes et malentendantes
Handicap psychique : troubles mentaux, affectifs et émotionnels
Déficience intellectuelle : privation des facultés intellectuelles
Maladies invalidantes : maladies respiratoires, digestives, infectieuses
Source : Cercle Handitec
Visuel graphique : Institut Amelis


Votre interlocuteur dans l’académie

La correspondante (ou référente) handicap est l'interlocutrice privilégiée pour l'inclusion des personnes en situation de handicap au sein de l’académie. Son rôle est d'orienter, d'informer et d'accompagner les agents tout au long de leur parcours professionnel.

Missions principales

  • Information et conseil : Répondre aux questions sur les droits et orienter vers les bons interlocuteurs.
  • Aménagement des postes : Rechercher des solutions techniques ou organisationnelles avec les services compétents.
  • Sensibilisation : Mener des actions pour changer le regard sur le handicap.
  • Pilotage : Participer à la mise en œuvre de la stratégie handicap de l'employeur (recrutement, maintien dans l'emploi) et rendre compte des résultats.

Réseau et collaboration

Le correspondant ne travaille pas seul. Il agit comme un pivot entre différents acteurs :
  • En interne : services gestionnaires des ressources humaines, médecine du travail, chefs d’établissements et de services, conseillères en mobilité carrière et conseillères RH de proximité.
  • En externe : Organismes comme le FIPHFP (fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique, CAP emploi, autres organismes d’aide et de soutien aux travailleurs en situation de handicap.
Joindre la correspondante handicap académique : correspondant-handicap@ac-normandie.fr
 
Haut de page